Ai (1)
Ai lu Art Sex Music de Cosey Fanni Tutti. A quelques morceaux près, je n'ai jamais aimé, au sens de avec mon coeur et mon âme et mes tripes, la musique de Throbbing Gristle (à la différence de Coil par exemple, mais je vais pas me lancer là-dessus maintenant, je m'arrêterai jamais). Mais, évidemment, j'ai quand même toujours mis ce groupe haut dans la hiérarchie des éventreurs de la civilisation. Et puis Cosey quoi. Cosey en méga artiste du choc performatif multisensoriel (COUM) qui s'injecte des machins dans la chatte devant un public mi-terrorisé mi-fasciné. Cosey qui fait des fims porno et toute une carrière de modèle de magazines de sexe en extension de son travail de performeuse, et des films arty-gore-cochons ou elle castre le pauvre Chris (il parait que les gens s'évanouissaient aux projections), Cosey qui créé Throbbing Gristle et invente la musique industrielle, Cosey qui pond ensuite des disques qui ont merveilleusement et délicieusement bien vieilli (Trance de Chris & Cosey par ex). La fin du livre règle un peu trop les comptes avec la figure (pénible ! il en sort pas grandi !) de P. Orridge et parle à mon goût beaucoup trop du management de la reformation de Throbbing Gristle vers 2002. Mais quand même, c'te vie, c't'artiste, c'te pureté, c'te force à ne jamais rien lâcher. C'te rude sex appeal.
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