Ai lu
les saisons de Maurice Pons (je réalise qu'il s'agit là encore d'une titraille sans majuscule, je n'avais jamais trop remarqué cela avant). Ah ce livre. On aurait pu l'appeler "Tas d'os et tas de lentille". "Crevures au village" "Infamie rurale" "brutalité plouque" "orgie de mépris pour la race humaine". La cruauté de ce livre. La méchante, joueuse et impitoyable cruauté de ce livre. Avec dedans la plus radicale des scènes de sexe jamais écrites - la plus insupportable - la plus drôle, mais jaune hein, vraiment jaune. M'a comme fait réaliser à quel point, théorème, la cruauté est importante en art, au moins en littérature, à quel point elle vous place justement depuis la merde et la chair meurtrie (et dans ce cas ici le rire archi-jaune-malaise qui en découle) dans l'universel, au moins dans ce surplomb que la poésie la plus lyrique risque toujours de rater lamentablement... vous tire de l'historicité au même titre, je veux dire avec la même vigueur, que la plus messianique des utopies (d'ailleurs dessinée et raillée grotesquement en fin d'ouvrage, le salaud, le méchant !) ou la plus exotique des aventures. M'a surtout fait réaliser à quel point j'en suis dénué. Absolument et totalement dénué. ça va être chaud la carrière d'ôteurr je te dis.