Ai lu Sylvie Aurélia de Gérard de Nerval. Une magnifique édition ancienne que Catherine avait avec elle lors de nos vacances à Gouberville. Je n'ai en fait eu le temps de lire que Sylvie, la première partie. Je n'avais pas lu De Nerval depuis le lycée (et je ne me souviens même plus de quels poèmes). Je me souviens que ma prof de français de première trouvait qu'il était le meilleur d'entre tous. Elle en parlait avec passion, ça m'avait touché, à l'époque je ne vivais que pour la SF et elle m'avait encouragé à creuser le filon, c'était vraiment à bien y réfléchir une excellente prof (j'ai oublié son nom, mais son visage, sa silhouette reste un peu là en moi). C'est très beau en tous les cas, la prose de De Nerval. Catherine me disait que c'était suranné mais c'est aussi précis que rêveur à la fois, à la limite de la monomanie symboliste... et d'un genre de drôlesse désespérée, le protagoniste n'étant capable d'aimer que des images, jamais des femmes réelles ici et là en chair et en os et en vie. Ah ça me rappelle quelque chose, mais quoi ?